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C’est sur un blog que j’en ai eu envie. (je ne le met pas en lien parce que je ne suis pas sure que son auteure veuille des liens envers lui, il y a des blogs comme ça
bref). c’était une histoire de légumes tricotés en laine, vraiment trop joli. Le problème c’est que la laine ne passe entre mes doigts que lorsque je suis enceinte(c’est trop long sinon), et que pour réaliser ces légumes il faut beaucoup de couleurs et donc beaucoup de restes de laine, sinon il faut investir et ça, je n’étais déjà pas sure d’avoir le temps, et en plus je ne savais même pas si j’allais y arriver!… Mais l’idée a fait son chemin, et puisqu’en laine, pourquoi pas en tissus. surtout que des couleurs en tissus j’en ai un peu plus… alors voilà, mais je dois avouer que si on aime bien le résultat, ça m’a demandé pas mal de travail. Si ça intéresse quelqu’un, je ferai peut être un tuto, pour la réalisation de ces légumes mais le mois prochain…
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Posted 9 months ago at 12 h 38 min. 2 comments
Nous venons de revoir le film « la jeune fille à la perle », et nous avons été à nouveau happés dans les jeux de lumières et la présence des tissus. J’aime beaucoup les scènes d’alchimie, de préparation de la peinture, du mélange des poudres de pigments ou autres pierres avec des huiles pour en faire cette pâte lisse qui devient peinture. il y a longtemps maintenant je je fabrique ma peinture à l’aide de pigments et de résines. La peinture est histoire de regard, de lumière mais aussi de temps et je me disais que les peintres modernes avaient peut être perdus au conditionnement de la peinture dans des tubes. c’est le passage du rituel qui est l’objet de cet article.
je me suis aperçue, qu’en peinture comme en couture j’avais un rituel de mise en activité.
En peinture, j’installe et ouvre mes pots de couleur, je remplis mes bocaux d’eau et de résines, j’installe la toile, choisi mes instruments, mes récipients, réunis les documents et pose la chaise. je ne peinds jamais assise mais je m’arrête régulièrement pour regarder ce que j’ai fais et ce que j’ai à faire, pour avoir un recul afin de ne pas sombrer totalement dans l’immersion.
En couture, je choisi et sors les tissus, je les déplie pour évaluer leur taille, et projeter ce qui va s’y dessiner, puis les replies, je les range par association de couleurs, je sors les ciseaux, pendant qu’infuse une tisane, je comptabilise les patrons, répète et organise les projets à réaliser, installe la machine, sors les fils.
En couture je distingue les taches par série, ce qu’il me serait impossible d’imaginer en peinture. En ce moment, puisque c’est de couture qu’il s’agit j’organise mes heures de travail, un temps de découpage, un temps de couture , un autre temps de rembourrage, puis un temps d’assemblage. à la fin vient le temps de la broderie, et de l’habillage. je ressors alors tout le matériel pour faire, et d’un seul coup cette fois les petits vêtements qui habilleront les personnages créés en plusieurs temps…
La couture contrairement à la peinture accepte bien des concessions qui rebute d’autres créations, tel que la vie de la maisonnée, l’arrêt impromptu et immédiat, la reprise sans dommages.
Mais demain, après demain, dans quelques, j’attends une nouvelle peinture. une peinture qui bénéficie de la norme jouet et qui va permettre. Alors dans quelques jours, je vais retrouver une peinture en pot, dont il me faudra tout apprivoiser, consistance, odeur, miscibilité ou manière de régir avec son support selon les supports. dans quelques jours d’autres rituels vont se mettre en place, de ces rituel qui permettent de rentrer dans une activité. Je les savais nécessaire mais je ne m’étais jamais arrêtée à les contempler à ce point jusque là.

Posted 9 months, 1 week ago at 19 h 02 min. Add a comment