Epiphénomène qui nourrit l’espoir à son sein
Je n’étais pas sur France inter le 11 février et mon pauvre ordi ne me permet pas d’écouter tous les postcads que je voudrai, alors je n’ai pu que visionner les quelques minutes de vidéo proposée par le site.
Comme toute la bloggo hurle au loup, et en me rappelant le fameux article d’Elisabeth Badinter publié dans Marianne il y a environ un an je crois, je ne peux m’empêcher de me poser une question, qui a au moins l’intérêt de susciter chez nous quelques réflexions. et si elle avait politiquement raison? Finalement.
Nous avons constaté que les recommandations de l’OMS étaient en effet loin d’être neutre, par exemple, lorsque nous sommes entré dans la crise en 2009, les recommandation encore d’actualité de l’OMS qui étaient de manger au moins 5 légumes et fruits par jour ont été remplacés par la recommandation de manger pomme de terre et pâtes, des glucides, toujours pour rester en bonne santé! tiens donc?!!!
Je me suis enthousiasmée en constatant l’évolution dans les soins apportés à certains bébés, ces dernières années, enthousiasmée en découvrant ces blogs où des mamans racontaient comment elles allaitaient, comment elles cododotaient, comment elles portaient.
J’ai toujours porté mes enfants. il y a 15 ans, avec ce que l’on nous proposait alors, j’ai testé, et adopté pour le moins pire, un lafuma qui à l’époque collait au dos et n’avait pas d’armature. je pouvais faire du vélo avec et tout autre tache, mais le portage par tissus a été une révélation, donnant corps au cocon que je me suis toujours efforcée de fabriquer autour de mes nouveaux nés. Par instinct. peut être qu’il y a quelques évènements dans mon histoire qui m’ont permis de rester en contact avec celui ci.
Mon premier bébé j’ai choisi de lui donner la vie alors que j’étais encore étudiante. au début des années 90 le modèle carriériste était de mise plus que jamais et je sentais, confusément, que démarrer une carrière ne me permettrait pas d’avoir le temps de m’ occuper de mon bébé. Étudiante cela me semblait plus simple. à moins d’un choix drastique que je n’envisageais pas. Déjà je ne voulais pas de ce modèle: bébé en crèche dés 3 mois, maman au travail, je sentais que cela ne me conviendrait pas, et je savais que je n’aurai pas le choix non plus.
C’est que que E.Badinter omet de préciser dans ce que j’en ai entendu.
Le choix d’élever un enfant, une mère ne l’avait plus. Élever un enfant devient un combat social. Il y a 20 ans les nouveaux pères se débattaient en cherchant encore une identité à leur paternité entre feu le patriarcat de base,et tout à devoir inventer, de la place de l’homme et de la place du père. et je trouve que le féminisme ne parle jamais de cela non plus….
Parce que depuis 20 ans si il y a récession économique, le modèle familial est que deux salaires sont indispensables à la bonne marche du foyer. et l’enfant se retrouve, grâce aux pédopsy de l’époque (« mon » Winicoot adoré pour ne citer que lui, ou Dolto, pour qui finalement, si on enlevait les parents aux enfants, c’est ce qui pourrait leur arriver de mieux), placé pour son bien en collectivité des ses 3 mois pour ne plus jamais en sortir, et ceci au plus grand bénéfice de l’état qui fabrique des citoyens à l’image de ses besoins. Winicott a quand même inventé le doudou pour expliquer aux mères que l’enfant devait pour son équilibre substituer l’affection qu’il porte à sa mère sur un objet, libérant ainsi la femme qui n’a plus qu’a retourner bosser si elle veut servir à quelque chose!
Le problème de consommation de petits pots ou de couches jetables me parait répondre à une vraie question sur le sens que l’on donne aux choses. Il y a 15 ans mon pédiatre me conseillait de donner des petits pots à mon bébé, parce qu’au moins le taux de déchets (pesticides etc… ) était contrôlé contrairement à celui des légumes mis sur le marché et qu’en plus les vitamines disparue dans les procédés de fabrication sont rajoutées dans le produit fini. donc meilleur qu’une soupe maison!!! peut être. il n’empêche que les différents problèmes sanitaires rencontrés ces quelques dernières années, peuvent nous permettre de nous poser quelques questions sur la qualité de l’alimentation industrielle. Sur la main mise des lobbies au détriments de nos vies. Il ne parait pas illogique qu’au détour de diverses expériences, quelques décident de reprendre en main leur vie. malgré tout et contre tous!
Le procès inverse intenté aujourd’hui au gouvernement, aux politiques qui se succèdent, est j’espere, une erreur. je crois que cette fois ci tout particulièrement, la politique récupère justement cette mode, épiphénomène pour Badinter.
Est ce une récession de répondre aux besoins de son bébé, est ce une récession, d’y porter tout simplement attention?à ses besoins?
Je crois qu’au contraire nous sommes entrain d’évoluer, vers une société différente et je veux le croire de toute mes forces. Pionnière et rejetée, conspuée il y a 15 ans dans mon « maternage », le fait de constater que celui ci s’étend me fait espérer quant aux générations à venir. Chaque femme devrait avoir le choix de se réaliser dans ce qu’elle désire. y compris dans sa maternité. Pas une minute je n’ai entendu Badinter parler des enfants.
Nous en sommes aux balbutiements de la remise en cause de la violence dans l’éducation, de la remise en cause de l’éducation en collectivité, de la reconnaissance de « la pédagogie noire » définie par Alice Miller.
Et ce serait une récession pour la femme? Alors qu’aujourd’hui hommes et femmes, qui existent dans cette nouvelle parentalité, plus proche de la nature en effet, est entrain de redéfinir la carte des comportements.
c’est une réalité que le consumérisme ne fonctionne plus, que probablement le monde est entrain de se modifier en profondeur. j ne sais pas si nous allons le vivre.
Nous.
Nouveau parents.
Je ne sais pas encore bien comment analyser ce qui du phénomène de mode, va persister dans les mœurs, et ce qui va disparaitre.
Mais à bien y réfléchir, non seulement je ne crois pas avoir régressé, mais en plus je suis bien triste pour cette femme qui ne comprends pas ce qui est entrain de se passer, et qui est bien diffèrent que le combat qu’elles ont menée pour nous, et grâce à qui nous avons pu avancer aussi.
Il faut continuer. Continuer à réfléchir, à partager, à montrer. A permettre à quiconque qui peut lire ses lignes de savoir que ça existe.
Changer les relations de pouvoirs. Ne surtout pas confier nos petits à des grand parents victimes d’une éducation et d’une violence qu’ils reproduiront, ne plus confier nos enfants à des éducateurs qui se chargeront d’inculquer des préceptes peut être très loin de ceux qui sont les nôtres. Et surtout se garder de dogmatiser. Pour ne pas s’enfermer dans des règles qui ne permettront plus la réflexion…
Elle a donc tort. Les gouvernements ne peuvent avoir provoqué ce retour aux source des femmes, parce que les enfants qui vont grandir dans des mondes moins violents, où les parents seront auprès d’eux parce qu’ils auront réfléchi à l’éducation qu’ils ont reçu et qu’ils proposent, qu’ils ont décidé d’accompagner un être à la vie plutôt que de le dresser, qu’ils ont décidés de lui permettre la connaissance en prenant en compte l’intérêt de l’individu (et sa construction à son rythme) plutôt que l’enseignement dans le groupe avec la négation de l’originalité de chacun, ces enfants adultes ne feront pas le jeu des gouvernements actuels.
Je pense qu’au contraire ils le craignent, comme ils craignent l’épiphénomène de décroissance, ou comme ils craignent toute pensée qui ne va pas dans le sens, non pas de l’idéologie, mais plutôt du modèle inscrit.
Désinscrire… Voilà une tache qui ne me semble pas manquer d’intérêt pour les années à venir!
Il y a un peu près un an nous nous interrogions sur la possibilité de tailler ce saule que nous croy
Il fait encore froid dans la maison, le froid du matin avant que le feu ne soit allumé. J’ai plein de couture en projet, mais pour le moment, le plus agréable est d’être toute « mitoufle » dans une couverture, accompagnée d’une tisane fumante.



et voilà!