L’age de pierre???

Encore un article vengeur dans la presse cette semaine (Marianne n° 605) intitulé “Quand l’écologie renvoie les femmes à la maison”*. On y apprend,mesdames, qu’une fois encore vous êtes victimes de la mode Bobo et que non contentes de refuser d’aller bosser pour un salaire de misère,vous piétinez allegrement les acquis de hautes luttes de vos mères,et vous retrouverez à nouveau sous le joug infamant du mâle travailleur.

Des pédopsys (encore eux) vous ont fait croire que vos petits enfants avaient besoin de vous alors que chacun sait qu’ils préfèrent la crèche ou la nounou. Vous avez oublié que les femmes de la génération précédente  se sont battues pour que vous puissiez faire caissière à 900€ par mois, ce qui nous donne en retirant les frais de garde…

Il y a des femmes, bien sur, qui gagnent bien leur vie dans une carrière  passionnante (des journalistes sans doute) mais,comme les hommes, bien plus souvent, elles ont un boulot de merde sous payé et astreignant.

On s’est sérieusement posé la question de la motivation d’un tel ramassis d’inepties.

Si on peut comprendre que des femmes qui ont vraiment œuvré à leur libération soient troublées de voir les plus jeunes revendiquer de rester à la maison, par contre la levée de bouclier contre le maternage,la bouffe bio, les couches lavables, ressemble furieusement au résultat d’un lobbiing actif de la part des industriels de la question.

Une autre réflexion est au sujet de la place des hommes dans ces couples maternant, imaginerait on que le père ne soit en rien ni consentant ni concerné dans cette démarche tout occupé qu’il est à chasser le mammouth!? Et que bien sur au bout de quelques nuits avec Bébé dans le lit conjugal il disparaisse pour les bras accueillants d’une femme “normale” .

Nous somme proprement atterrés de voir à quel point ce que nous ressentons comme une démarche réfléchie et utile aussi bien à l’équilibre des enfants,des adultes et de la planète soit observée, décortiquée, mise en examen et finalement jugée négativement par des gens dont les motivations nous échappent.

Je pense qu’il y a beaucoup à dire sur le sujet et qu’il rebondira de post en post…

* nous avons pour notre part lu cet article ici, pour le lire directement sur Marianne, il faut payer même en format internet:
article “quand l’ecologie renvoies les femmes à la maison”

Un autre article de réponse sur le sujet, lu en passant par le blog de Pascale, “faisons avancer les choses“:
réaction à l’article quand l’ecologie renvoies les femmes à la maison

En 1974 déjà…

Réfléchir à l’impact écologique n’est pas nouveau, pourquoi les journalistes se retournent contre ces hommes et ces femmes qui par leur manière de vivre, par les choix qu’ils font, ont décidés de prendre les choses en main. En 1974 la sonnette d’alarme contre la consommation à grande échelle tait déjà tirée. Comment les féministes des années 70 peuvent assumer le fait d’être passées outre les messages d’alerte concernant la consommation.

Comment les journalistes post-feministes peuvent se lancer un débat contre l’écologie, le bien être du couple parental dans la maternité, au nom de ce qui a été réalisé jusqu’à présent(mise en place de la société de consommation destructrice des ressources et de notre environnement), sous prétexte de la liberté de la femme.

En tant que femme libre, je refuse de porter la responsabilité de la destruction du monde dans lequel vont vivre mes enfants. Et en tant qu’homme libre je vais m’atteler à la tache de réparation.


1972 : René Dumont réclame des pistes cyclables à Paris
Nous ne parvenons pas à mettre la vidéo ici, mais nous pouvons consulter une autre vidéo du discours écologique de René Dumont encore plus intéressante ici donc:

http://video.google.fr/videosearch?q=rene%20dumont%201974&ie=utf-8&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&um=1&sa=N&tab=wv#

Andy Goldsworthy

juste regarder. pas besoin de dire quoi que ce soit de plus… poésie.

On retrouve les images choisies ci dessous dans la vidéo