au jardin…
Nous y allons plusieurs fois par jour, visiter cette promenade circonvolutive que nous avons dessinés sans penser au plaisir que nous aurions à la parcourir ainsi. Plusieurs fois par jour sentir la vie qui s’épanouie, remplie d’eau et de soleil. Plusieurs fois par jour, s’étonner, s’émerveiller de cette graine qui devient plante puis fruit. Toujours ce mystère de la vie qui nous fascine. c’est la première fois que nous faisions les semis, et les choses se sont mis en place dans le cycle qui est le leur. cette année nous avons appris à considérer les cycles passés et les cycles à venir comme un ensemble, une continuité, un tout. beaucoup de poésie peut être pour un simple jardin, mais ce contact avec la terre est un contact qui résonne, comme la pierre que l’on jette dans l’eau et dont l’impact crée des cercles, planter une graines, c’est la pierre au centre…
“Les trois sœurs” commencent à se rejoindre. l’ensemble des verts et des formes est des plus réussi. La rondeur des feuilles de capucine m’émeut sans que je ne parvienne à définir pourquoi, et eLeF aussi ne trouve pas plus que moi la raison de cette émotion qui n’appartient qu’à moi. est ce l’utilisation que j’en ai fait dans cette toile inachevée commencée l’été dernier et qui attend, feuilles de vigne, de capucines encollées que je trouve l’inspiration de poursuivre ce travail. comme attendent les quatre tableaux entamés de la série sur la maternité sur laquelle je suis entrain de travailler. Le jardin, la création de cette vie, cet espace, sa composition, le travail de la terre, sont autant de sources d’inspiration, de résonances dans le cycle de ma création, de respirations et de pauses.
Au jardin donc, commencent les premières petites récoltes…















Y a des jours où la flemme nous envahie, où l’énergie de la veille semble s’être évaporée dans la grisaille glauque ,épaisse et poisseuse,(genre pâte flubber, mais en gris sale, tu vois?), ce n’est pas qu’il n’y a rien à faire (ça non, jamais) mais pas le gout à le faire en étant persuadé que le résultat ne sera de toute façon pas à la hauteur, on traine dans une mollesse vaguement coupable, trop chaud ou pas assez, et la déprime nourri l’ennui qui nourri la déprime … C’est sur,c’est la nouvelle lune du solstice qui barre de rouge notre calendrier !



